C'était l'homme qui personnalisait le journal de 20 heures dans les années 70, avant PPDA, après Léon Zitrone. Roger Gicquel est mort hier samedi, foudroyé par un infarctus à l'âge de 77 ans.
A partir de 1975, entré au 20 heures de TF1 dans un contexte de conccurence avec Antenne 2 où il fallait se démarquer, il en était devenu la vedette, le mettant parfois en scène au point d'être resté célèbre, en 1976, pour avoir ouvert une édition par la phrase "La France a peur", après l'enlèvement d'un enfant par le criminel Patrick Henry.
Il quitte le journal de 20 heures en 1981, occupe différents postes à TF1 avant de partir en 1986 lors de la privatisation de la chaîne. Il présente ensuite sur France 3 Ouest un magazine de découverte de la Bretagne, et écrit des livres.
Il n'avait pas toujours été ce présentateur-vedette. Il avait d'abord été steward au sein de la compagnie UTA, avant de s'essayer au métier de comédien. Il entre n jurnalisme en 1961 au quotidien "Le parisien Libéé", avant d'intégrer la radio en 1968, puis l'ORTF en 1973.
Dès hier soir, Michel Drucker a réagi, estimant que Roger Gicquel avait "marqué l'histoire" du JT. "Il avait un ton, ne séparant pas l'info du commentaire, prenant l'info à son compte." Pour Patrick Poivre d'Arvor, "il avait une profonde humanité. il aimait les gens. Sa disparition me rend très triste."